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SAVOIR EXLORER: comprendre pour mieux agir

Savoir explorer: comprendre pour mieux agir par MARIE-ÈVE MARTEL – La Voix de l’Est

(Granby) L’humanité se trouve à la croisée des chemins. Elle devra faire des choix pour faire de demain un monde meilleur et pour protéger l’environnement, a affirmé Laure Waridel, directrice du Centre interdisciplinaire de recherche en opérationnalisation du développement durable (CIRODD) et cofondatrice d’Équiterre.

La militante écologiste a offert jeudi midi une conférence intitulée Choisir aujourd’hui ce que sera demain. L’événement a eu lieu dans une salle comble du Carrefour de la coopération de la Caisse populaire Desjardins de Granby-Haute-Yamaska.

« Je veux qu’on réfléchisse ensemble sur ce qu’on peut faire individuellement et collectivement pour changer les choses », a invité l’environnementaliste.

D’ailleurs, les simples citoyens ont beaucoup plus de pouvoir sur leur milieu qu’ils ne le croient, rappelle-t-elle. « Les gouvernements ont beaucoup à faire, mais ni les entreprises ni les élus ne bougeront s’il n’y a pas de citoyens pour lancer le mouvement », a affirmé Mme Waridel.

La clé pour un avenir meilleur ? Agir en connaissance de cause. « On doit faire des choix et pour bien les faire, il faut savoir mieux, comprendre mieux. Le rôle de la recherche est fondamental dans la prise de bonnes décisions », a-t-elle affirmé.

Climatosceptique en chef

L’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, qui s’est entouré d’une équipe de climatosceptiques autoproclamés à son image, est « extrêmement inquiétante », souligne Mme Waridel. « Qui aurait pu imaginer que quelqu’un comme ce type-là puisse un jour occuper un poste de cette importance ? a-t-elle demandé. Le consensus international cherche à nous sortir des énergies fossiles et à diminuer les gaz à effet de serre, alors que M. Trump et son équipe sont complètement déconnectés de notre réalité. »

Selon elle, l’accession de l’homme d’affaires et vedette de la télé-réalité à la tête de la première puissance mondiale est le signe d’un repli sur soi et de la peur face aux changements. « Faire l’autruche est confortable à court terme, mais un jour, les changements seront inévitables. (…) Il va falloir qu’on redouble d’ardeur et qu’on continue de s’abreuver à la science plutôt qu’aux opinions. »

Mais tout n’est pas perdu, allègue-t-elle. « Les États ont beaucoup de pouvoir. Avec les municipalités, ils veulent continuer à passer à l’action malgré tout », s’est-elle réjouie.

Programmation

La conférence de Mme Waridel donnait le coup d’envoi à la programmation printanière de Savoir Explorer. Né en mai 2016, l’organisme à but non lucratif a pour objectif de « favoriser le partage de connaissances pour inspirer l’action dans une perspective de développement durable ».

Les autres activités prévues traiteront de sujets variés en lien avec le thème « La santé au coeur de nos villes ».

Le 9 mars prochain, au café étudiant du Cégep de Granby, le journaliste de La Voix de l’EstMichel Laliberté animera un café-causerie sur les initiatives mises de l’avant par les municipalités de la région pour protéger l’environnement, que ce soit en urbanisme, en gestion de l’eau, en protection du couvert forestier ou en gestion du parc automobile, par exemple.

L’après-midi du 8 avril sera dédié aux effets de l’environnement sur la santé cardiaque. Le DrFrançois Reeves, professeur agrégé de médecine à l’Université de Montréal, offrira une conférence sur la dimension environnementale des maladies cardiovasculaires. Le tout se déroulera au Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin, et sera suivi d’un échange avec les docteurs Véronique Fryer et Olivier Maynard, initiateurs du projet de jardin collectif Santé toute crue de l’hôpital de Granby.

Puis, le 26 mai, les citoyens sont conviés à une balade urbaine à travers les parcs et espaces verts de Granby. L’initiative avait connu un succès lors de sa première mouture, l’été dernier. C’est la contremaître pour les parcs et terrains de jeux de la Ville de Granby, Danielle St-Jean, qui se chargera de l’animation.

Un atelier de Bernard Alonso portant sur la permaculture clôturera la saison. Il outillera les participants afin qu’ils sachent comment appliquer cette approche dans notre quotidien pour en retirer des bénéfices personnels, mais aussi pour en faire profiter notre communauté.

L’inscription sera obligatoire pour toutes les activités. Un coût d’inscription sera aussi exigé. Il sera possible d’obtenir plus d’information sur la page Facebook de Savoir explorer (www.facebook.com/savoirexplorer), par courriel à info@savoirexplorer.com ou par téléphone au (450) 558-1781.

Présenté dans  » LA MAISON ÉCOLOGIQUE « 

Lien vers l’article

Quatre mains (dont deux appartenant à l’une de nos fidèles journalistes) et un magnifique coup de crayon sont à l’origine de cet ouvrage qui ne manquera pas d’inspirer ses lecteurs. Si on associe souvent le terme permaculture au jardinage ou à l’agriculture écologique, les auteurs montrent avec Permaculture humaine que cette « démarche » s’applique aussi très bien à une échelle beaucoup plus large. « Il s’agit de (re)construire les écosystèmes humains en s’inspirant des modèles de la nature : multiplier les interactions entre les personnes plutôt que de fonctionner chacun.e dans son coin (…) », indiquent-ils. L’ambition n’étant rien moins que d’assurer la Transition écologique vers un monde meilleur, plus sobre et créatif. Cofondateur de l’Université collaborative internationale de la Transition, le conférencier et formateur Bernard Alonso transmet ici de multiples outils pour que chacun puisse, à son rythme, « constuire le changement plutôt que de le subir » : les neuf étapes du design en permaculture, trouver sa niche écologique, s’appuyer sur le collectif, activer son hémisphère cérébral droit, faire entrer algues et insectes dans son alimentation… Une façon enthousiasmante d’aborder l’impérieux sujet de la transition et de la résilience face aux problèmes environnementaujx.

 

RIEN N’ARRIVE POUR RIEN – LA PERMACULTURE, UNE FORMATION QUI CHANGE LA VIE

Article écrit par : Isabelle Leduc, participante à la formation avec Jacinthe René et Bernard : Permacultivez votre vie pour mieux jardiner votre espace-santé!

Des circonstances inattendues m’ont rendue disponible pour participer à la formation « Introduction à la permaculture » qui a été offerte à la ferme de Jacynthe, du 6 au 12 juillet 2015, par Bernard Alonso, permaculteur francophone de renom, qui partage généreusement sa passion et ses connaissances aux populations et communautés de plusieurs pays et continents à travers le monde. Bernard enseigne des formations en permaculture qu’on appelle CCP pour « Cours Certifiés en Permaculture » ou PDC pour « Permaculture Design Certificate Courses ». Ces formations, reconnues à un niveau international, se déroulent sur deux semaines et comprennent à la fois une partie théorique et une partie pratique en sous-groupes. L’approche de Bernard est orientée vers le travail en équipe par l’application de la « permaculture humaine ». Et nous avons la chance que cette personne exceptionnelle et très demandée choisisse de s’établir au Québec, dans la magnifique région des Cantons de l’Est, dans le Village de Frelighsburg.

 

 

Des circonstances inattendues m’ont rendue disponible pour participer à la formation « Introduction à la permaculture » qui a été offerte à la ferme de Jacynthe, du 6 au 12 juillet 2015, par Bernard Alonso, permaculteur francophone de renom, qui partage généreusement sa passion et ses connaissances aux populations et communautés de plusieurs pays et continents à travers le monde. Bernard enseigne des formations en permaculture qu’on appelle CCP pour « Cours Certifiés en Permaculture » ou PDC pour « Permaculture Design Certificate Courses ». Ces formations, reconnues à un niveau international, se déroulent sur deux semaines et comprennent à la fois une partie théorique et une partie pratique en sous-groupes. L’approche de Bernard est orientée vers le travail en équipe par l’application de la « permaculture humaine ». Et nous avons la chance que cette personne exceptionnelle et très demandée choisisse de s’établir au Québec, dans la magnifique région des Cantons de l’Est, dans le Village de Frelighsburg.

La société d’aujourd’hui nous pousse à consommer et à surconsommer. C’est la base de la société industrielle. Or, nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre que ça ne peut continuer ainsi, que ce n’est pas viable à long terme, que l’humain est en train de détruire la planète, ses écosystèmes, ses habitants. Mais il y a des solutions, dont l’application de la permaculture, pour nous aider à atteindre le but de « vivre dans ce monde en tant qu’écosystème durable, où tous les êtres vivants de cette planète ont leur place sans exception, non seulement les différents groupes ethniques, mais également toute la vie sur terre, incluant les mondes animal, végétal et minéral. » C’est une belle image, n’est-ce pas? Moi ça me parle beaucoup.

L’Office de la langue française donne la définition suivante de la permaculture : Ensemble des pratiques et des modes de pensée visant à aménager un territoire qui soit en synergie avec la nature, afin que le développement soit durable et que les écosystèmes soient respectés, voire renforcés.

En plus simple, on peut aussi dire que la permaculture, c’est copier la nature.

Tout au long de la semaine, en plus des précieux enseignements de Bernard, nous avons également reçu la visite d’invités ayant trouvé leur « niche » ainsi que leur façon de s’exprimer dans la vie. C’est assurément la raison pour laquelle les écouter était tellement passionnant. Il est intéressant de mentionner que plusieurs ont été élèves de Bernard et qu’ils vivent aujourd’hui leur vie en exprimant leur passion.

 

  • Lyne Bellemare, semencière artisanale, nous a fait voyager dans l’histoire de Montréal grâce à un melon et a éveillé notre vigilance quant aux semences dites « hybrides » : il est surprenant d’apprendre que manger bio n’est peut-être pas aussi biologique que l’on pense. Sites : terrepromise.ca et www.semences.ca
  • Francis Gendron de Solution Era nous a expliqué le concept des earthships, des technologies A.D.A.P.T. et des serres et maisons solaires. Je crois pouvoir affirmer que nous avons tous eu l’envie d’emménager dans une telle habitation à la fin de sa présentation. Site : solutionera.com
  • Nicole Desrosiers a partagé avec nous sa passion pour les aménagements et les plantes comestibles. Site : ndesrosiers@videotron.ca
  • Alexandre McLean, apiculteur urbain, nous a expliqué les rudiments d’une ruche en santé et les soins à apporter aux abeilles. Certains d’entre nous ont pu goûter au miel directement puisé à même la ruche installée chez Jacynthe. Site : alveolemtl.com
  • À l’aide d’exercices pratiques, Mathieu Gallant et Marjorie Gignac nous ont instruits sur la géobiologie, la science qui considère l’aspect énergétique de la planète et des humains. La géobiologie comporte plusieurs applications concrètes dont la détection et l’atténuation de la pollution électromagnétique dans nos résidences. La géobiologie peut également être utilisée en design. Site : www.geosophie.com
  • Et pour clôturer notre semaine, un panel composé de Ingrid Schutt, homéopathe, voir son site à : homeopathe.ca, Luc Larivée, aromathérapeute, site : lariveel@videotron.caVanesa Curutchet, praticienne en Ayurveda, site : www.vanesaayurveda.com et Véronique Bourbeau, naturopathe et herboriste – veroniquebourbeau@yahoo.ca. Chacun nous a expliqué comment sa pratique pouvait nous aider à prendre soin de notre santé et aussi, comment ces soins pouvaient se compléter entre eux. Cet échange et ce beau partage nous ont fait vivre un moment vraiment très inspirant.

Est-ce que cette formation a changé quelque chose dans ma vie?

Il n’y a aucun prérequis pour suivre cette formation et chacun arrive avec son bagage, son degré de connaissances et sa propre motivation. Certains participants de mon groupe, déjà propriétaires de leur résidence ou d’un terrain en friche, recherchaient et ont effectivement trouvé des solutions concrètes reliées à l’aménagement de leur propriété et à l’installation de solutions durables. D’autres, tout comme moi, désiraient apprendre à appliquer les principes de la permaculture à leur vie. Pour ma part, je compte utiliser les principes de la permaculture pour m’aider à trouver ma voie, ma mission dans cette vie et ce, grâce au cadeau que nous a réservé Bernard à la toute fin du stage, soit celui de nous aider à trouver notre « niche ». La compréhension de notre niche et l’expression de notre rôle, c’est loin d’être banal dans une vie. Moi je tire beaucoup d’inspiration de cette citation : « Le succès n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faites, vous réussirez. »

Est-ce que je m’y connaissais en plantes ou en jardinage avant de m’inscrire à cette formation? À part l’entretien de mon petit carré au jardin communautaire, non. Est-ce que j’ai un grand terrain ou une maison en campagne? Pas du tout, j’habite un condo au 3e étage en banlieue de Montréal. Est-ce que je peux appliquer les principes de la permaculture dans ma vie? Oui, tout à fait, absolument, parce que justement, il ne s’agit pas seulement de plantes, de jardinage ou de l’endroit où l’on habite, et c’est ce qu’il y a de merveilleux avec la permaculture. Très franchement, je ne m’attendais pas à en apprendre autant sur autant de sujets différents et à terminer mes journées avec des étoiles dans les yeux et le cœur gros à l’idée qu’il y aurait une fin à cette merveilleuse semaine. Et je ne m’attendais pas à faire de si belles rencontres, ni à créer de si beaux liens.

Depuis cette formation, je suis encore plus consciente du monde qui m’entoure et des gestes que je pose au quotidien. J’utilise l’eau avec plus de conscience dans la maison. Je regarde nos aménagements paysagers, nos parcs et nos maisons avec une autre vision, un œil plus critique. Je fais l’épicerie avec un peu plus de réserve, un peu sous le choc de tout ce que l’on veut nous faire consommer. J’ai un respect encore plus grand pour la générosité de la nature. La terre est bonne et généreuse avec nous. C’est à nous d’en prendre soin, d’elle et de tous ses habitants.

Ah oui… je me suis procuré des robes la semaine suivant notre atelier, et je les porte. Comme quoi, la permaculture fait aussi fleurir les humains 🙂

Informations et prochaines formations

Je vous invite fortement à aller visiter le site web de Permaculture internationale afin d’en apprendre plus sur les bienfaits et l’étendue des principes de la permaculture. Le site est très bien conçu et contient une multitude de renseignements ainsi que les archives des projets réalisés à ce jour. C’est vraiment impressionnant. De plus, vous y retrouverez les dates des prochaines formations, dont le Cours de design en permaculture-PDC (duquel provient l’atelier « Introduction à la permaculture » mentionné ci-avant) et qui sera offert du 3 au 15 août 2015 à Frelighsburg (le dimanche 9 août est congé). Si vous êtes disponible et que votre cœur s’emballe un tant soit peu en lisant ces lignes, inscrivez-vous sans tarder, des places sont encore disponibles. Vous pouvez camper sur place si vous le désirez ou faire l’allez-retour au quotidien comme la plupart des personnes de notre groupe ont fait lors de la formation en juillet dernier chez Jacynthe. Vous trouverez le contenu de la formation, tous les détails et les modalités sur le site web de Permaculture internationale ainsi que toutes les formations et activités à venir avec Bernard.

Bernard-jacinthe

 

KAIZEN-MAGAZINE

Bernard Alonso : « La permaculture, un art pour fonctionner ensemble »

 

2 novembre 2016

Le Canadien Bernard Alonso est conférencier international et praticien en permaculture depuis plus de vingt ans. Fondateur de Permaculture Internationale, il vient de sortir, avec la journaliste Cécile Guiochon, l’ouvrage Permaculture humaine, Des clefs pour vivre la transition. L’occasion d’aller à sa rencontre à quelques jours d’une série d’ateliers-conférences qu’il donnera en France tout au long du mois de novembre.En 1993, je me suis retrouvé à la tête d’une ferme d’environ 25 hectares. Une pommeraie. Et j’ai commencé à y appliquer les méthodes d’agroécologie. À l’époque, le bio n’était pas encore développé et on était perçus comme des extraterrestres. Le terme permaculture n’existait même pas au Québec. C’est un de mes étudiants qui m’en a parlé. Cela m’a redonné de l’espoir dans ce système et on a donc décidé d’organiser une première formation de deux semaines dans ma ferme avec un professeur que l’on a fait venir de Colombie-Britannique. C’était en 1994. On a ensuite continué à faire venir de grands spécialistes anglophones et la ferme est devenue un centre d’expérimentation et de formation sur l’application des principes de la permaculture. C’est comme ça, de fil en aiguille, que je me suis retrouvé formateur sur ma propre ferme. Lorsque je l’ai vendue, en 2007, on m’a conseillé d’aller donner des formations un peu partout dans le monde et c’est ce que j’ai fait.

La permaculture commence à être connue en France, mais on parle encore très peu de permaculture humaine, le sujet de votre récent ouvrage. Pouvez-vous nous en donner une définition ?

Tout d’abord, je voudrais rappeler que la permaculture n’est pas une technique, mais un concept. C’est une tentative de copier les mécanismes de la nature. En agriculture, par exemple, il s’agit d’appliquer le plus possible les lois de la nature pour faire pousser ses légumes. De la même manière, la permaculture humaine consiste donc à recréer des groupes humains en équilibre en s’inspirant de la nature. Le système industriel a en effet créé des groupes humains pyramidaux avec un patron, un propriétaire, un gouvernement. Tout le monde travaille pour celui qui est en haut. Or ce système est dysfonctionnel. L’idée, avec la permaculture humaine, c’est de faire appel à une forme de travail plus horizontale en se demandant comment, dans une équipe, on arrive à mettre en interrelation nos talents et nos expériences déjà acquises, afin d’aller tous dans une même direction, vers un même objectif. C’est recréer un écosystème humain dans lequel toutes les compétences sont mises au service d’un projet. L’être humain est en effet un mammifère social, comme les fourmis sont des insectes sociaux, et il est important que l’on réapprenne à fonctionner ensemble. À solidariser, à collaborer, non pas pour un but industriel, pour produire et consommer, mais pour améliorer notre qualité de vie et permettre la continuité de notre espèce. Parce que si nous continuons à vivre comme nous le faisons actuellement, nous allons droit dans le mur. Car ce n’est pas la planète qui est en danger. Elle, elle va se régénérer avec le temps. Mais c’est bien l’espèce humaine qui est en danger, car elle ne fonctionne pas en appliquant les lois de la nature vieille de 3,8 milliards d’années d’experimentation.

C’est ce constat qui vous a incité à écrire ce livre ?

Beaucoup de personnes se lèvent le matin en se demandant quel est le sens de tout ça. On travaille huit heures par jour, quarante heures par semaine, la société est en déclin, l’économie dysfonctionnelle, les réserves de pétrole diminuent… On se demande ce qu’il faut faire. On va voir le film Demain, on en sort tout ému et on s’interroge : par où on commence ? Ce livre est là pour outiller les gens. Car il y a une demande. Je le vois au succès de mes formations. Nous sommes actuellement en transition entre un modèle industriel qui s’écroule, qui n’a pas fait ses preuves, et un nouveau monde plus collaboratif, plus associatif où l’on doit apprendre à collaborer pour laisser une planète viable à nos enfants et aux générations futures.

Justement, par où commence-t-on ?

Cela commence par soi. Tout le monde veut que les gouvernements changent, que les politiques changent, que les voisins changent, mais il faut commencer par soi-même. Et c’est ce que l’on propose à travers ce livre en prenant le lecteur par la main et en lui proposant des exercices pour l’aider à se transformer. Pour cela, il est indispensable d’apprendre à laisser de l’espace pour utiliser l’hémisphère droit de son cerveau, qui a totalement été oublié, mis de côté, à l’école « des perroquets », dans le monde industriel. Or c’est un hémisphère intuitif, qui ressent les choses et qui nous permet de nous connecter avec la nature. C’est la partie de notre être, de notre corps qui est capable de ressentir le milieu. Par exemple, lorsque l’on discute avec quelqu’un, on ne fait pas qu’écouter et analyser intellectuellement ce que la personne dit, on la ressent aussi et nous avons oublié d’être attentifs à ces ressentis. Une partie de nous, émotionnelle, ressent ce que l’autre dit. Cela crée une vibration en nous qui nous permet de savoir ce qui est juste. Non pas ce qui est bien ou mal, mais ce qui est juste pour nous à ce moment précis. L’hémisphère droit permet aussi d’appréhender ce qui se dit en se mettant en relation avec quelque chose de beaucoup plus lointain, avec la programmation cellulaire. On parle de physique quantique. Bien sûr, je ne peux pas l’expliquer d’une manière scientifique, mais je peux dire, en l’ayant expérimenté sur moi-même, puis sur des élèves depuis vingt ans, que l’on découvre ainsi, en laissant de l’espace à cet hémisphère droit, un monde tout à fait extraordinaire. Nombreux sont mes élèves qui ont en effet transformé leur compréhension de la vie parce qu’ils sont désormais capables d’appréhender le monde, leur ferme, leur groupe social, les gens autour de leur association, de mieux communiquer, simplement parce qu’ils savent sentir ce que l’autre ressent au lieu d’être sur la défensive, dans le jugement ou l’analyse.

Vous parlez également de niches dans votre ouvrage. Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

La niche, dans le concept d’écosystème, c’est le fait de considérer qu’il n’y a pas un élément vivant dans ce monde qui n’a pas un rôle intrinsèque. Les coccinelles mangent les pucerons, les abeilles pollinisent… Et l’être humain ? Il est apparu sur Terre pour activer la vie, pour créer des écosystèmes capables d’inventer la vie, car il est le seul à avoir la capacité de changer son mode de vie et celui de son groupe social : la preuve, nous avons inventé de toutes pièces le monde industriel ! Mais pour qu’un écosystème soit efficace et pérenne, il faut que chaque élément soit à sa place et joue son rôle. Pour cela, il est donc important que chaque être humain trouve sa niche. Car nous avons tous une niche bien précise : artistique, sociale, de communication, etc. Un agriculteur qui est bon pour produire des légumes, n’est pas bon par exemple pour la gestion de son entreprise. On a oublié que pour être fonctionnel, il faut que plusieurs niches coexistent dans une même equip.

 


La permaculture
La permaculture n’est pas à proprement parlé un système agricole. Son objet est plus vaste. Elle consiste à construire des installations humaines durables et résilientes.

Elle va donc pouvoir intégrer l’ensemble des bonnes pratiques de l’agriculture biologique et de l’agroécologie mais également les énergies renouvelables, l’écoconstruction… Ses applications sont multiples : villes (notamment les villes en transition), entreprises, économie, énergie…

L’esprit de la permaculture est de relier tous les éléments d’un système les uns avec les autres, y compris les êtres humains. Tout particulièrement, la permaculture va chercher à recréer la grande diversité et l’interdépendance qui existent naturellement dans des écosystèmes naturels, afin d’assurer à chaque composante, et au système global, santé, efficacité et résilience. C’est un fonctionnement en boucle où chaque élément vient nourrir les autres, sans produire de déchets « exportables ». Dans son application agricole, la permaculture s’inspire beaucoup des forêts où le sol n’est pas travaillé.

 

 

Article de presse de Bernard lors de sa tournée au Maroc

Dossier de presse – SÉJOUR DE BERNARD ALONSO, PERMACULTEUR DE RENOM

Le RIAM (réseau des initiatives agroécologiques au Maroc), en partenariat avec Terre et Humanisme Maroc a accueilli pour sa première visite au Maroc en novembre 2013 un permaculteur de renommée internationale, Bernard Alonso. Québécois depuis 30 ans, ce praticien et enseignant de la Permaculture né à Casablanca porte son message à travers le monde, en Inde, en Europe, et aujourd’hui dans le Maghreb…

À l’heure où apparaissent les effets destructeurs de l’agriculture conventionnelle, l’impératif de sécurité alimentaire des populations et de préservation de la biodiversité  conduisent  à privilégier une agriculture pérenne, autonome, résiliente et durable.  La  Permaculture développe une conception holistique de création de sociétés humaines jugées durables. C’est l’intégration harmonieuse de l’homme dans son environnement pour qu’il puisse en retirer ce qui lui est nécessaire, nourriture, énergie, logement, ou plus généralement tout ce dont il a besoin, matériel ou non, pour vivre de manière soutenable.

La Permaculture s’appuie  sur un ensemble de valeurs fondamentales qui gouvernent la réflexion et l’action.  L’éthique peut en  être résumée ainsi :

  • Prendre soin de la Terre (des sols, des forêts et  del’eau)
  • Prendre soin de l’Humain (de soi-même, de la communauté et des générations futures)
  • Produire et partager équitablement (consommer plus sobrement, …)

C’est une philosophie de vie qui peut être appliquée dans de multiples domaines économiques.  La Permaculture favorise les relations de synergie entre l’humain et son environnement. En agriculture, c’est un ensemble de pratiques visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburants…), respectueuse des êtres vivants et de leurs interrelations, qui s’inspire très largement des écosystèmes naturels en équilibre : jardins-forêt, oasis… Ce biomimétisme recrée un écosystème productif en nourriture ainsi qu’en d’autres ressources utiles, tout en laissant à la nature «sauvage»  le plus de place possible.

Cette méthode conceptuelle, ayant pour but de créer des environnements humains est ancienne. Elle a pris des formes différentes et est qualifiée parfois d’agriculture sauvage ou agriculture du non-agiragriculture naturelle (sans labour, sans désherbage, sans apport d’engrais de synthèse, sans pesticide et sans taille). On reconnait aujourd’hui que des rendements équivalents aux méthodes de l’agriculture conventionnelle peuvent être obtenus. La FAO soutient ouvertement ces méthodes aptes à atteindre la sécurité alimentaire pour la planète dans le respect de l’environnement. (http://www.rue89.com/files/20070630rapportfao.pdf)

Pour bien fonctionner, les designs inspirés de la Permaculture respectent ainsi l’équilibre entre ces trois aspects : l’équité sociale, l’environnement et l’économie, aussi appelée le triple facteur décisif, ou triple E (écologique- économique-éthiques).

Pour son séjour «découverte», Bernard Alonso a suivi un itinéraire ponctué par des conférences, des rencontres d’experts, des visites de terrain et des ateliers pratiques.

Il a en particulier rencontré à Salé les élèves-ingénieurs de l’ENFI (École Nationale Forestière d’Ingénieurs) sur le thème de «La Permaculture :  la boîte à outils pour une transition écologique ».

Puis à la Faculté Polydisciplinaire de Larache son intervention fut un moment riche et plein d’enseignements qui lui valut un accueil chaleureux de la part du corps enseignant, des étudiants, et des professionnels invités. Même si la Permaculture était un thème nouveau pour la plupart des participants, la richesse du débat a montré l’importance du sujet et de cette approche.

« Les discussions qui ont eu lieu en présence de Monsieur le Doyen de la faculté, le Professeur El Moumni, ont montré que nous avons tous intérêt à prendre soin de notre Terre et utiliser nos ressources avec beaucoup d’éthique et de sagesse. » dit le Pr Ahmed Ouazzani, qui dans un futur proche espère mettre en place, en collaboration avec l’association «Terre & Humanisme Maroc» des projets scientifiques dans ce sens.

À la Faculté Polydisciplinaire de Larache 

Pendant ce court séjour, et malgré les distances, il a choisi de visiter des terres arides dans l’Oriental, à la demande de Youssef, jeune franco-marocain qui projette de revenir à ses origines et d’implanter un «design» d’agriculture près de Taourirt.

Il a aussi séjourné deux  jours dans le pré-Rif,  Cercle de Rhafsai – Province Taounate, visitant :

  • d’une part un gite rural et une ferme en agro écologie : Gite Kissane.
  • D’autre part la coopérative oléicole Ariaf Kissane

Bernard Alonso a été agréablement surpris de retrouver les différentes strates abordées dans ses formations dans les vergers anciens. Néanmoins, le Pré Rif est fragile, et il a pu constater les problèmes d’érosion et de mauvaise gestion de l’eau, d’où la réflexion en cours pour organiser un atelier sur l’eau en novembre 2014, avec les producteurs.

Il a été impressionné par le savoir de ces paysans qui perpétuent les traditions et sont, souvent sans que ce soit reconnu, les véritables conservateurs d’un écosystème indispensable à la survie de ces régions.

 

B. Alonso en discussion avec un jeune apiculteur de la commune rurale Kissane président d’une coopérative

Découverte d’un rucher traditionnel

Sous un arbre millénaire le jujubier sauvage

Enfin il a animé 2 fois 2 jours d’ateliers avec des participants nombreux, attentifs, intéressés et enthousiastes sur 2 jardins très proches de sa philosophie  qui font de la formation pratiquent du maraîchage et vivent de la vente de paniers de légumes bio à des familles urbaines : Le Jardin de Zineb, à S’Houl, près de Rabat, et à la ferme pédagogique  de Terre et Humanisme Maroc à dar Bouazza  près de Casablanca où près de 40  personnes ont suivi les différentes étapes  du design avant d’appliquer sous une pluie bénéfique le dernier jour  la méthode d’élaboration de  buttes et d’enrichissement du sol  pour les futures plantations.

La conclusion des 2 journées de Dar Bouazza peut s’exprimer ainsi :

 « La Vie est capable d’une grande abondance,  l’homme peut y participer s’il veut bien prendre exemple sur la nature et faire sa part »

Construire un niveau pour créer des terrasses       

    

Compostage direct au pied des arbres fruitiers

Composer des paniers productifs pour sa terrasse

Échanges

Préparation de buttes avant plantation 1

Préparation de buttes avant plantation 2 

Préparation de buttes avant plantation 3

 

Des expériences de Permaculture existent bel et bien ici et là, et des formations ont déjà été dispensées dans cet esprit, en particulier par l’Institut Marocain de Recherche sur la Permaculture.  En accueillant Bernard Alonso, le RIAM et THM contribue  à la sensibilisation,  la promotion  et au développement d’un  réseau dynamique de Permaculture au Maroc.

Après sa visite dans l’Oriental, Bernard Alonso projette, en réponse aux nombreuses demandes formulées pendant ses rencontres avec les acteurs marocains, de revenir en novembre 2014 pour réaliser un PDC, Permaculture Design Course, pour 25 à 30 stagiaires, sur le futur site de la ferme de Youssef, près de Taourirt et plusieurs ateliers pratiques.

 

Contacts   au sein du réseau RIAM

RIAM    coordination Annie Mellouki   Gsm 663054749   reseauagroecologiemaroc@gmail.com

Facebook : www.facebook.com/pages/Agroecologie-Maroc

Programme  Bernard Alonso  Colette Gaillard Gsm 0647044325

Jardin agroécologique  de Zineb  Benrahmoune  Gsm 0661402345

Visites Pré-Rif   Souad Azennoud GSM  0676889030 http://www.gite-kissane.com/

Terre et humanisme Maroc   Tel +212 522 506 735  GSM +212 660 161 955

www.terre-humanisme.ma  / thm.assist@yahoo.fr

 

Contact  Bernard Alonso
Canada : 514 891-2858
France : 06 65 11 97 72
India : cell : 90 47 43 68 02
bernalon9@gmail.com
www.permacultureinternationale.com

TÉMOIGNAGE DE MME ÉMILIA SIROIS

Un beau témoignage de Mme Émilia Sirois – Nature et Conscience de vivre – Naturopahte et permacultrice certifiée

La Permaculture … J’ai récemment eu la chance d’étudier avec Bernard Alonso, un permaculteur reconnu mondialement ayant le talent de communiquer, de vulgariser et d’inspirer un monde nouveau, un monde évolué ou n’existe plus. Pour faire suite à mon épanouissement personnelle et professionnelle dans ce cours, je vous partage aujourd’hui les principes de base de cette recette remplie d’ingrédients, de principes et de valeurs diversifiés.

Pour lire le témoignage (article) en entier – cliquez sur le lien ci-dessous.

Permaculture-emilia-sirois – PDF

 

INTERVIEW ÉLECTRONIQUE DE BERNARD ALONSO

Réalisée par Philippe Aubert – Mars 2011

La Permaculture avec Bernard Alonso

Bernard Alonso est un Québécois qui enseigne la Permaculture un peu partout dans le monde. Une des définitions de la Permaculture est «l’art de recréer des écosystèmes écologiquement soutenables, socialement équitables et économiquement viables dans un environnement immédiat». Il s’agit d’une approche, et non d’une technique, qui naît de l’observation, où l’on perçoit que tous les systèmes (végétal, animal, humain) sont interdépendants les uns des autres.

P.A. – Depuis les travaux des cofondateurs de la Permaculture, Bill Mollison et David Holmgren (après le premier choc pétrolier et juste avant le deuxième!) à la fin des années 70, où en sommes-nous, une trentaine d’années après?

La Permaculture se situe maintenant au-delà du simple «bio», et je remarque qu’il y a une prise de conscience considérable sur le fait de vivre différemment. On s’aperçoit qu’un changement collectif n’est possible que s’il s’est d’abord réalisé à une échelle individuelle. Que le préalable indispensable est d’abord la transformation de l’individu pour aboutir à concevoir un environnement (habitat, agriculture) en harmonie avec la nature. Le bio, l’agroécologie, etc. ne restent que des techniques si on ne prend pas en compte l’individu comme faisant partie intégrante d’un écosystème vivant.

P.A. – Dans les ateliers que tu animes notamment en France, comment se passe la transmission de cette notion «systémique», cette approche propre à la Permaculture, dans un pays réputé pour son cartésianisme?

Comme je ne fais pas d’autopromotion, les gens viennent d’eux-mêmes et sont déjà sensibilisés à une approche différente des choses, quand ils ne sont pas tout simplement contraints dans un mode de fonctionnement dont ils souhaitent sortir, même dans la gestion de leur ferme pour certains, ou de leurs pratiques d’agriculture biologique pour d’autres. Ils sont donc déjà prêts à découvrir autre chose. La Permaculture est aussi vécue comme une boîte à outils pour tous ceux qui refusent de vivre cette vie formatée de la société industrielle.

P.A. – Rob Hopskins qui utilise la Permaculture dans sa démarche pense que la France a conservé une base résiliente intéressante dans la présence de marchés, d’alimentation locale dans les villages, etc. qu’en penses-tu, toi qui voyages beaucoup?

Effectivement, il y a en France, comme en Belgique d’ailleurs, par opposition aux États-Unis des habitudes alimentaires qui font que par exemple, les consommateurs qui vont au marché choisissent d’abord ce qu’il y a de disponible, contrairement aux nord américains qui feront leur choix en fonction d’une recette, sans tenir compte des possibilités qu’offrent les saisons. Ils privilégient également l’aspect extérieur alors qu’ici on s’attache prioritairement au goût des aliments.
 En revanche, les Français semblent moins enclins à accorder spontanément leur confiance, ce qui en marge de l’aspect purement alimentaire du comportement, créé un climat moins propice à intégrer des communautés de transition comme ce qui se fait outre-Atlantique ou en Angleterre. Le goût du débat pour le débat freine à mon sens également l’action et finit par épuiser! Par ailleurs, le monde industriel a transformé l’aspect social et relationnel, et a créé une grande solitude chez l’individu. Pour pallier à cette situation, nous avons créé des compensations énergivores et déséquilibrantes.

P.A. -La transition énergétique est la thématique de transition-energie.com, nous allons vivre une grande transformation de nos sociétés, pour le meilleur et parfois pour le pire, comment est-ce que tu te situes dans ce contexte?

J’ai géré une ferme pendant 17 ans et j’ai eu la chance de connaître la Permaculture qui m’a sortie d’une situation agricole dans laquelle je n’aurais pas survécu. Je constate qu’avec la Permaculture, dès qu’on crée des liens entre les écosystèmes et qui sont en interrelations cela marche, cela fonctionne, je suis donc très enthousiaste.

P.A. – Envisages-tu d’entreprendre d’autres actions, toi et d’autres, pour davantage faire connaître la Permaculture au grand public, ou penses-tu que c’est d’abord par une action de terrain qu’elle se fera connaître petit à petit? Car le temps nous ait compté!

Mon but est d’abord de donner envie à des étudiants de devenir eux-mêmes enseignants, de transmettre la capacité de création, d’avoir le souci d’une alimentation saine, d’apprendre l’écoconstruction, de découvrir la façon de socialiser les gens entre-eux, tout cela vient de l’expérience qui provient elle-même d’une longue observation. Ensuite, les choses viennent d’elles-mêmes.

 

BULLETIN DES AMIS DE LA TERRE

 Dazibao – Été 2011 – PDF complet

 

RÉSUMÉ DE L’INTRODUCTION DE BERNARD SUR LA PERMACULTURE

VISITE AU VILLAGE GAULOIS

Bonjour à tous, Vous avez été nombreux à venir au village Gaulois pour la conférence de Bernard Alonso sur la Permaculture, présentée le 20 avril 2011. 

Voici un résumé de cette soirée :

Après les 7 mercenaires, les 12 apôtres, les 40 voleurs, les 7 nains, les 101 Dalmatiens sans doute parlerons-nous un jour des 45 pionniers de la Permaculture en Terre du Trégor.

Tout d’abord, merci à tous ceux et celles qui ont assisté à la conférence de Bernard. Vous lui avez ainsi manifesté cet intérêt moteur, tellement nécessaire pour faire avancer les choses.

Chacune des personnes présentes aura noté l’humilité, la simplicité, la volonté d’être perçues, comprises, plutôt que d’être interprétées de Bernard. Fort de son expérience québécoise, il nous a présenté des techniques relationnelles, pratiques, potagères et botaniques. Un projet fleuri par association des polyvalences de chacun, poussant les acteurs à d’abord trouver sa niche personnelle d’activités, puis d’acquérir et d’offrir à la communauté d’autres potentiels. Cette fleur a des pétales, chacune est une activité productive, le but étant la satisfaction des besoins de tous puis l’accès à un bien-être et une vie génératrice d’un nouveau paradigme qui prend exemple sur les écosystèmes de la nature. Vive l’hémisphère cérébral droit, celui qu’il nous faut reconquérir pour retrouver notre intuition et notre imaginaire.

Nous avons en commun le désir d’avancer, de promouvoir les « Villes en transition », la quête d’une vie meilleure et la redécouverte d’un lien social d’entraide, d’échange et de partage.

Il nous manque à ce jour le lieu commun où conjuguer nos forces autour de l’établissement formel de notre projet : potagers, ateliers de conférence et d’exposés, etc. Nous sommes déjà en route, d’autres vont nous rejoindre.

Nous vous joignions, ci-dessous un bulletin d’adhésion. À vous de vous déterminer vers ce but commun.

Trégor Terre de Partage est une association sous la Loi 1901 qui vous garantit l’usage de ses fonds vers ce but que nous partageons dès lors. Quoi qu’il en soit, vous demeurerez informé par mails des prochaines manifestations, événements, ateliers pratiques que nous organiserons. À tous ceux d’entre vous qui n’ont pu être présents à la conférence, nous adressons le même message :

La Permaculture est un fédérateur d’énergie.

Bernard Alonso en est l’une de ses légitimes portes-flambeau, doté d’une expérience sérieuse et authentique autour d’une ferme équestre et d’un verger au Québec.

C’est avant tout à cette expérimentation pratique que nous vous convions. Votre désir de savoir, de trouver des réponses simples et accessibles à vos questionnements de vie sera la richesse d’un projet d’abord trégorois….

Surtout, restez vigilants, vous recevrez sous peu le programme de nos prochaines manifestations et activités :

  • Un cours certifié de Permaculture (PDC) est prévu en octobre 2011 avec Bernard.
  • Une projection suivie d’un débat sur les villes en transitions est aussi prochainement prévue.
  • Un stage pour construire sa propre éolienne de A à Z, est également envisagé.

Une carte de membre va être envoyée à tous ceux qui auront adhérés à l’Association, nous les en remercions.

Bien à vous, Michael Santander

tregorterredepartage@gmail.com

 

 

Vous enseignez la permaculture depuis une vingtaine d’années, mais comment avez-vous découvert ce concept qui date de la fin des années 1970 ?